Eurasier : caractère & éducation, santé & entretien, prix... (2022)

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Une fois n’est pas coutume, l’Eurasier est une race de chien récente dont les origines sont connues en détail. Le père de la race, Julius Wipfel (1913-2002), a en effet documenté de façon détaillée le processus de création, depuis le premier croisement en 1960 jusqu’à sa reconnaissance en 1973.

Vivant à Mannheim, en Allemagne, Julius et sa femme Elfriede recueillirent à la fin de la Seconde Guerre Mondiale un chien de type spitz abandonné par les Alliés. Celui qui fut surnommé « le Canadien » par ses nouveaux maîtres créa des liens forts avec sa nouvelle famille, mais se montra toute sa vie méfiant envers les étrangers et incroyablement agressif avec les autres animaux, qu’il tuait sans ménagement. À sa mort, le couple décida d’adopter un individu ayant les mêmes caractéristiques, mais avec un tempérament plus sociable.

C’est avec cette idée en tête qu’en 1960 Julius Wipfel fit se reproduire trois Chow-Chow avec quatre Wolfspitz, ou Keeshond. De ces premiers croisements naquirent de nombreux chiots, qui furent classés en 3 catégories selon leurs caractéristiques : le type 1, dit « Mixte », le type 2, dit « Wolf-Dingo », au caractère sauvage, et le type 3, dit « Polaire ». C’est ce dernier qui fut choisi pour continuer le programme d’élevage de ce qui fut alors appelé le Wolf-Chow.

Une vingtaine d’éleveurs se joignirent à lui, et ensemble ils poursuivirent l’élevage de cette nouvelle race pendant 12 ans, jusqu’en 1972. Cette année-là, après avoir consulté le docteur Ruth Grün de l’université de Göttingen et le zoologiste autrichien Konrad Lorenz, Julius Wipfel décida d’apporter du sang neuf et de croiser cinq chiennes Wolf Chow avec un mâle Samoyède. Les chiots issus de ces croisements sont les ancêtres de tous les Eurasiers existant aujourd’hui.

En 1973, il changea le nom de la race en Eurasier — une référence claire aux origines européennes et asiatiques de ce chien — et rédigea un nouveau standard. Celui-ci fut repris par le Verband für das Deutsche Hundewesen (VDH), l’organisme canin de référence en Allemagne, puis par la Fédération Cynologique Internationale (FCI), lorsqu’ils reconnurent la race cette même année.

Malgré la publicité faite à la race par Konrad Lorenz, qui reçut le Prix Nobel cette même année, elle eut du mal à conquérir son public en dehors des pays germanophones (Allemagne, Suisse, Autriche).

Les choses commencèrent à changer dans les années 90, lorsque l’Eurasier fut introduit au Canada. Il fut reconnu en 1995 par le Club Canin Canadien (CCC), suivi un an plus tard par l’Untited Kennel Club (UKC) américain. Il fallut cependant attendre 2008 pour que l’autre organisme américain de référence, l’American Kennel Club (AKC), l’admette dans son Foundation Stock Service, sorte d’antichambre avant la reconnaissance officielle de la race une fois que les effectifs atteignent un certain niveau. À cette époque, la population mondiale d’Eurasiers était estimée entre 8000 et 10 000 individus, la vaste majorité en Europe – et particulièrement dans son Allemagne native. Ce chiffre ne fait qu’augmenter depuis, et de plus en plus d’organismes l’ont reconnu à leur tour, à l’instar par exemple du prestigieux Kennel Club (KC) britannique en 2003.

Il reste toutefois rare aux États-Unis, où moins de 200 individus sont recensés par l’AKC, mais jouit d’une certaine popularité au Canada.

En Grande-Bretagne, le nombre d’inscriptions annuelles auprès du KC est assez fluctuant : il se situe en général autour de la centaine, mais dépasse les 150 certaines années.

En France, sa popularité n’a cessé d’aller crescendo au cours des dernières décennies. Alors que le nombre de naissances enregistrées chaque année auprès du Livre des Origines Français (LOF) était de l’ordre de la trentaine au début des années 80, il atteignait déjà les 200 à peine une décennie plus tard. Il se stabilisa alors à ce niveau jusqu’au tournant du 21ème siècle, puis repartit à la hausse à partir de 2002, atteignant les 300 à la fin de la décennie. Ce fut ensuite une véritable explosion tout au long des années 2010, au point d’atteindre les 1000 naissances annuelles en 2017 et d’approcher les 1500 une poignée d’années plus tard.

L’Eurasier est un spitz de taille moyenne, combinant la queue enroulée, les oreilles dressées et la tête lupoïde typiques des chiens nordiques.

Son corps solide et musclé, aux proportions harmonieuses, est un petit peu plus long que haut. La queue, attachée haut et très touffue, s’enroule sur le dos, ou légèrement sur le côté. Les pattes, musclées et à l’ossature solide, se terminent par des pieds ovales aux doigts bien serrés.

Sa tête est en forme de triangle, sans stop marqué. Le museau est allongé sans être pointu et se finit par une truffe noire. Les yeux sont de taille moyenne et de couleur foncée. Les oreilles, triangulaires, sont dressées sur le haut de la tête et se terminent en arrondi.

Le pelage de l’Eurasier est constitué d’un sous-poil court et dense, et d’un poil de couverture mi-long et raide. Il est plus court sur le visage, les oreilles et l’avant des pattes, et plus long en revanche au niveau de la queue, de la croupe et de l’encolure.

Toutes les couleurs, ainsi que toutes les combinaisons de couleurs, sont acceptées, hormis le blanc uni et la robe pie. Les plus courantes sont le noir, le noir et feu ainsi que le fauve, dans toutes ses nuances.

Enfin, le dimorphisme sexuel est assez marqué chez cette race, puisque les femelles sont en moyenne plus petites d’environ 5 cm.

Sommaire: | Standard de la race

(Video) Race de chien Eurasier : caractère, dressage, comportement, santé de ce chien de race...

Taille & poids

Taille du mâle

De 52 à 60 cm

Taille de la femelle

De 48 à 56 cm

Poids du mâle

De 25 à 30 kg

Poids de la femelle

De 20 à 26 kg

Photos de Eurasier

Vidéos de Eurasier

De nombreux éleveurs peu scrupuleux présentent des chiots nés d’un croisement entre un Chow-Chow et un Keeshond comme des Eurasiers, ou les vendent sous le nom de Wolf-Chow, la première appellation de la race.

(Video) Eurasier. Avantages et inconvénients, Prix, Comment choisir, Faits, Soins, Histoire

Il va sans dire que ces chiens ne sont en aucun cas des Eurasiers. Ils n’en présentent ni l’apparence physique ni le comportement, et ne peuvent être enregistrés auprès d’un organisme officiel.

L’Eurasien est un chien calme et extrêmement proche de sa famille, avec qui son instinct de meute le pousse à passer autant de temps que possible. Il supporte très mal d’en être séparé, souffrant d’anxiété et se montrant rapidement destructeur s’il est laissé seul. Autant dire que ce n’est pas un chien adapté aux personnes souvent ou longtemps absentes, et que son maître a tout intérêt à l’inclure dans ses activités : aller faire des courses, courir dans le parc…

Il se montre particulièrement affectueux et tolérant avec les plus jeunes, ce qui en fait une race de chien conseillée avec un enfant : ce dernier trouvera en lui un formidable compagnon de jeu, mais aussi de sieste. Il convient toutefois de garder en tête que les interactions entre un chien et un tout-petit doivent toujours se faire en présence d’un adulte, qui s’assure que tout se déroule dans de bonnes conditions pour chacun des protagonistes.

Par ailleurs, l’Eurasier n’a aucun instinct de chasse : il peut donc parfaitement cohabiter avec d’autres animaux, qu’il s’agisse de congénères, de chats, de rongeurs, de reptiles ou d’oiseaux. Toutefois, lorsque la différence de taille est importante, mieux vaut superviser leurs interactions, afin d’éviter les accidents. En effet, un coup de patte amical pourrait raccourcir subitement l’espérance de vie d’un petit rongeur, quand bien même il est le meilleur copain du chien…

Agréable et affectueux avec tous les membres de sa famille, l’Eurasier se montre en revanche extrêmement méfiant envers les humains et chiens qui lui sont inconnus. Il n’est pas pour autant agressif, mais se montre simplement très suspicieux et préfère observer de loin le déroulement de la situation plutôt que d’aller au contact. Il ne saurait donc être question de forcer un Eurasier à accepter les caresses de quelqu’un qu’il ne connaît pas, quand bien même s’il s’agit du meilleur ami de la famille. Il doit pouvoir l’accepter à son rythme ; il faut laisser le temps faire son effet, jusqu’à ce qu’il vienne de lui-même lui réclamer un peu d’attention, signifiant ainsi à « l’étranger » qu’il est maintenant admis dans la meute.

Son apparence fait qu’il attire souvent l’attention des autres passants lors de ses sorties, et certains n’hésitent pas à venir le caresser en le complimentant. Il faut toutefois comprendre que ceci est très stressant pour lui qui est si méfiant, et apprendre à expliquer poliment que ces caresses, même si elles sont bien intentionnées, ne sont pas forcément les bienvenues.

Par ailleurs, ayant été développé dès ses débuts dans le but de tenir compagnie, l’Eurasier n’est pas très actif. On est loin des races de travail, qui elles ont foncièrement besoin de se sentir utile et de se dépenser. Cela ne signifie pas pour autant qu’il peut rester sans rien faire toute la journée, car il a comme tout chien un certain besoin d’exercice. Simplement, ce dernier est très modéré : se promener et jouer avec son maître au moins une demi-heure par jour suffit à son plaisir. Il est ravi si son maître lui offre davantage, mais n’a aucun problème à passer le gros de la journée couché sur le tapis en regardant son maître vaquer à ses occupations. En tout cas, il peut sans problème être promené sans laisse là où cela est autorisé, car il est très peu susceptible de poursuivre les petits animaux, et pas davantage enclin à aller faire la connaissance des humains et chiens qu’il croise.

Au-delà du fait qu’il n’a pas un grand besoin de se dépenser, participer à des compétitions de sport canin n’est pas forcément sa tasse de thé, dans la mesure où cela implique de se retrouver entouré de nombreux humains et chiens qu’il ne connaît pas – c’est-à-dire exactement le genre de situations qui le mettent mal à l’aise. Une personne rêvant de prendre part à ce genre d’évènements avec son chien a plutôt intérêt à se tourner vers un autre choix.

En revanche, son faible besoin d’exercice en fait une race de chien adaptée à la vie en appartement, sous réserve que ce dernier soit assez grand pour l’accueillir et que ses maîtres soient prêts à passer l’aspirateur assez régulièrement pour faire face à sa chute de poils assez importante (voire tous les jours en périodes de mues). Il apprécie évidemment d’avoir un jardin où gambader et se prélasser au soleil, mais préfère toujours être aux côtés des siens ; il ne saurait être question de l’y faire passer le plus clair de son temps. C’est donc plutôt un chien d’intérieur, qui ne profite vraiment d’un éventuel jardin que lorsque son maître est à proximité.

Habitué depuis ses débuts à vivre à leurs côtés, l’Eurasier a appris à comprendre les hommes, et parvient très bien à distinguer les humeurs de sa famille et s’y adapter. Il sait le plus souvent quand il doit rester tranquillement dans son coin pour ne pas déranger, ou quand au contraire sa présence et son affection sont demandées. Cette sensibilité fait qu’il n’est pas adapté à un foyer dans lequel les tensions et les disputes sont fréquentes : il risquerait de s’imbiber d’émotions négatives et de souffrir de troubles du comportement, allant de la dépression à l’agression en passant par toutes sortes de destructions (meubles, vêtements, chaussures…).

Enfin, l’Eurasier aboie généralement peu. Il ne se fait généralement entendre que pour prévenir son maître qu’un étranger approche, ce qui en fait un merveilleux chien d’alerte.

Comme tous les chiens, l’Eurasier doit être socialisé dès son arrivée dans son nouveau foyer. Faire la connaissance de sa famille et de son environnement immédiat est évidemment nécessaire, mais certainement pas suffisant : il doit aussi avoir rapidement l’opportunité de découvrir de nouvelles personnes, de nouveaux animaux, de nouveaux endroits, et de faire de nouvelles expériences. C’est indispensable pour qu’il devienne un adulte calme et équilibré, qui n’a pas de réactions inattendues face à une situation à laquelle il n’a pas encore été confronté.

Compte tenu de sa méfiance naturelle envers les inconnus, il faut tout particulièrement mettre l’accent sur les rencontres avec tous types d’humains. Il ne saurait toutefois être question de le forcer à être caressé par ces derniers, car ceci aurait toutes les chances d’être source de stress pour lui. Il doit pouvoir faire la connaissance de nouvelles personnes à son rythme, et s’en approcher quand il se sent à son aise.

Compte tenu de sa proximité avec sa famille, sa capacité à « lire » les intentions de son maître et son intelligence, il est possible de lui faire assimiler de nombreuses commandes et tours. Le fait qu’il accepte naturellement l’autorité de son maître, fût-il novice et parfois maladroit, en fait d’ailleurs plutôt une race de chien facile à éduquer.

Encore faut-il néanmoins choisir des techniques appropriées. En effet, compte tenu de son tempérament particulièrement sensible, l’Eurasier n’est pas du tout adapté aux méthodes traditionnelles de dressage, qui pourraient mettre à mal le lien très fort qui doit exister entre lui et sa famille. Les techniques d’éducation canine basées sur le renforcement positif sont de loin les plus efficaces, lui permettant d’apprendre dans la bonne humeur et entouré de l’affection de ses proches.

Enfin, sa capacité à anticiper les demandes et actions de son maître lui permet de faire partie des rares races capables de savoir quand est venue l’heure du jeu, et qu’il est autorisé à sauter sur son maître, ou quand celui-ci part au travail et qu’il doit donc se contenter de lui lécher la main pour lui signifier son affection. Il ne pousse cependant pas le niveau de subtilité jusqu’à maîtriser les codes vestimentaires des humains : c’est l’attitude de la personne qui lui fournit les indications dont il a besoin. Si son maître revient à la maison en costume mais est déjà en week-end dans sa tête, il est probable que l’Eurasier se fasse un plaisir de partager sa bonne humeur et de laisser ses traces de pattes sur la belle chemise blanche.

Malgré un pool génétique réduit, l’Eurasier est robuste et jouit d’une espérance de vie respectable, certains sujets dépassant allègrement les 15 ans.

(Video) Samba, eurasier de 3 mois qui commence son éducation.

Son pelage dense le protège à merveille du froid et des intempéries, mais aussi de la chaleur. Même si en cas de canicule il doit pouvoir se reposer à l’ombre, voire dans un endroit climatisé, il est capable de s’adapter aux climats plus chauds.

Le fait qu’il soit généralement en bonne santé ne dispense toutefois pas l’Eurasier d’être affecté par diverses maladies – dont certaines communes avec les trois races qui lui ont donné naissance, à savoir le Chow Chow, le Keeshond, et le Samoyède :

  • la dysplasie de la hanche et la dysplasie du coude, des malformations articulaires pouvant être d’origine héréditaire et qui provoquent des difficultés de déplacement ;
  • la luxation patellaire, lorsque la rotule sort de son emplacement et que le chien se met à boiter, qui est elle aussi souvent héréditaire ;
  • l’hypothyroïdisme, un problème hormonal causant apathie et prise de poids. Elle a également des origines génétiques, mais est bien plus rare ;
  • la maladie d’Addison, un autre problème hormonal pouvant affecter de nombreuses fonctions et qui se remarque le plus souvent par un manque d’appétit, une perte de poids, des vomissements ou encore des diarrhées ;
  • l’ataxie cérébelleuse, une malformation provoquant une mauvaise coordination des mouvements. Elle est rare, mais peut affecter gravement la qualité de vie du chien ;
  • des problèmes au niveau des paupières, comme l’entropion, l’ectropion ou les malimplantations ciliaires. Ils sont courants, mais peuvent facilement être corrigés par la chirurgie.

Pour minimiser les risques d’adopter un chien porteur d’une maladie d’origine génétique, il est impératif de se tourner vers un éleveur d’Eurasier responsable et sérieux, qui fait systématiquement tester ses reproducteurs et écarte ceux qui sont porteurs de telles affections. En plus des résultats des tests génétiques effectués sur les parents et le petit, il doit être en mesure de fournir un certificat établi par un vétérinaire attestant que le chien est en bonne santé, ainsi que son carnet de vaccination ou carnet de santé, dans lequel sont consignés les différents vaccins administrés.

Adopter un animal bien portant ne dispense pas pour autant de faire en sorte qu’il le reste. Par conséquent, comme tous les chiens, il convient de le faire examiner au moins une fois par an par un vétérinaire pour un contrôle de routine. Cela permet de s’assurer qu’il reste à jour de ses vaccins et est en parfaite santé, ou au contraire détecter au plus tôt un éventuel problème.

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L’entretien de l’Eurasier n’est pas de tout repos, mais s’avère plus simple que sa fourrure dense ne le laisse penser. Il suffit de le brosser une ou deux fois par semaine pour enlever les poils morts et la saleté qui a pu s’accumuler dans son pelage. Tout change lors de ses mues annuelles, au printemps et à l’automne : compte tenu de son importante perte de poils dans ces périodes, les séances de brossage doivent alors devenir quotidiennes.

Il est judicieux de lui faire prendre un bain justement à ces moments-là, afin de faciliter la chute des poils morts. En tout état de cause, deux bains par an s’avèrent normalement suffisants, à moins bien sûr qu’il ne se soit particulièrement sali à un moment donné. Il convient en tout cas d’avoir alors recours à un shampooing doux spécialement conçu pour les chiens.

Une fois par semaine, le brossage de son poil est l’occasion de lui nettoyer les oreilles à l’aide d’un chiffon propre, de manière à éviter l’accumulation de saletés.

Par la même occasion, il est nécessaire de nettoyer ses yeux, afin de limiter les risques d’infection.

Pour qu’il puisse garder de belles dents bien propres, un brossage hebdomadaire à l’aide d’un dentifrice pour chiens est un minimum – l’idéal étant même de le faire chaque jour, si c’est possible. Cela permet d’éviter la formation de tartre et l’apparition de problèmes bucco-dentaires.

Enfin, selon son niveau d’activité, les griffes de l’Eurasier ont besoin d’être taillées tous les 1 à 2 mois. En effet, si elles deviennent trop longues, elles peuvent le gêner pour marcher voire se casser, et potentiellement alors le blesser.

Il est indispensable de bien maîtriser les différentes manipulations nécessaires à l’entretien de son chien, notamment afin d’éviter de lui faire mal. Connaître les bons gestes permet aussi de gagner en qualité et en efficacité, tout en s’assurant de ne rien oublier. Il ne faut pas hésiter à les apprendre auprès d’un vétérinaire ou d’un toiletteur professionnel la toute première fois.

L’Eurasier s’adapte parfaitement aux nourritures industrielles pour chien du commerce, qu’il s’agisse de pâtée ou de croquettes. Il faut simplement s’assurer de choisir des produits d’une qualité suffisante pour lui apporter tous les nutriments et vitamines dont il a besoin, et adaptés aussi bien à son âge qu’à sa taille et son niveau d’activité.

(Video) 🐺🦌 L'EURASIER - 24/344 | RACE

La détermination de sa ration quotidienne revêt également une importance certaine pour lui éviter tout embonpoint, même s’il n’est pas particulièrement prédisposé à l’obésité. Veiller à lui donner des quantités appropriées et à lui faire faire suffisamment d’exercice chaque jour n’est toutefois pas suffisant : il est conseillé de surveiller régulièrement son poids en le pesant tous les mois.

En cas de prise de poids confirmée voire aggravée lors la mesure suivante, il ne faut pas attendre pour s’emparer du problème. Le vétérinaire est alors la seule personne à même d’établir de façon fiable s’il s’agit d’un problème médical (par exemple de l’hypothyroïdie ou une autre maladie, voire simplement une réaction à un médicament) ou s’il convient simplement de doit changer ses habitudes alimentaires, que ce soit concernant le choix des produits ou la quantité qui lui en est donnée. Il peut aussi donner de nombreux conseils utiles quant aux activités recommandées pour faire maigrir son chien afin qu’il revienne à son poids de forme.

Enfin, comme pour n’importe quelle race, il ne faut jamais oublier de laisser en permanence une gamelle d’eau fraîche à disposition de l’Eurasier, pour qu’il puisse épancher sa soif à discrétion.

L’Eurasier a été créé pour être un chien de compagnie, et c’est bien cette fonction qu’il remplit depuis une cinquantaine d’années.

Cette proximité avec l’Homme l’a aidé à comprendre mieux que la plupart des autres races les attitudes et les émotions humaines. Ceci en fait un excellent chien de soutien psychologique, du moins pour les personnes qu’il connaît déjà, c’est-à-dire les membres de sa famille. Il peut venir consoler un maître triste, offrir une oreille attentive à celui qui a besoin de « vider son sac », ou bien regarder tranquillement la télévision avec celui qui a seulement besoin d’un peu de compagnie.

Assez méfiant envers les inconnus, il peut faire un très bon chien d’alerte, aboyant à l’approche d’une personne qui ne devrait pas être dans les parages. En revanche, il ne fait pas du tout un bon chien de garde. En effet, si la menace se précise, il a tendance à vouloir éviter les conflits et choisit la fuite, en dépit de son gabarit plutôt imposant.

Le prix d’un chiot Eurasier est d’environ 1300 euros, sans différence notable entre les mâles et les femelles. Selon les caractéristiques intrinsèques du chiot ainsi que la renommée de l’élevage dont il provient et son ascendance plus ou moins prestigieuse, le montant demandé se situe le plus souvent entre 1000 et 1600 euros.

Au Canada, les éleveurs de la race sont relativement nombreux, mais pas suffisamment pour faire face à la demande croissante : les listes d’attente peuvent durer jusqu’à deux ans. Cela fait aussi que les prix sont assez élevés, puisqu’il faut généralement débourser autour de 2000 dollars canadiens pour adopter un chiot Eurasier. En outre, cela permet également aux éleveurs de se montrer souvent assez sélectifs quant aux personnes à qui ils cèdent leurs chiots.

Certains choisissent donc d’importer leur chien depuis l’Europe. Le cas échéant, des coûts de transport et des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat, ainsi que le montant nécessaire à l’éventuel enregistrement auprès du Club Canin Canadien.

Éleveurs de Eurasier

Annonces de vente de Eurasier

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Konrad Lorenz (1903-1989), un zoologiste autrichien qui obtint le Prix Nobel de Médecine en 1973, fut l’un des premiers propriétaires d’Eurasier, avant même sa reconnaissance officielle. En effet, il s’impliqua lui-même dans son développement. Sa renommée et son amour pour sa chienne Babett firent beaucoup pour populariser la race.

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Author: Allyn Kozey

Last Updated: 08/19/2022

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